Avant et après restauration

(Les photos de cette page encadrées en jaune peuvent être agrandies par un "click")


Je vais vous présenter ici une de mes restaurations. Une longue histoire que je détaillerai par la suite. Commençons par les documents "avant" et "après" :
   

Avant

   
 

 
   

Après

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

Longue histoire, donc que celle de cette Saroléa 35B de 1935, qui est une histoire d'amitié : Il y a fort, longtemps un type perdu dans ses frimas norvégiens où il avait débarqué après un voyage de 4 ans sur les mers m'avait contacté pour avoir des renseignements de motos françaises, car il voulait en acquérir une, pressé qu'il était de rouler à nouveau à moto, puis sur l'Automotorette dont il avait fait l'acquisition (c'est celle qui figure ci-après). Le "truc" qui clochait quelque peu, c'est que le norvégien en question était brun. J'appris rapidement qu'il était originaire du Pays Basque et, après un périple par la Cordillère des Andes à moto et son tour du monde en bateau, il finit par atterrir en Norvège, ayant rencontré une fort sympathique indigène du beau pays des fjords au cours de son périple. Beaucoup l'auront reconnu entre temps, il s'agit de Marc Boniface.
Possédant surtout des motos relativement récentes, je songeais bien acquérir une vraie moto ancienne et suite à un passage par les Coupes Moto-Légende, je fis savoir à Marc que j'aimerais bien trouver une moto belge, celles-ci me semblant généralement d'une très belle conception. "Ca tombe bien, me répond-t-il, j'ai justement une Saroléa dans mon garage. Mais il faut que tu viennes la voir avant car elle tout de même pas toute neuve".
Quelques temps passe avant que je ne puisse, enfin, me rendre chez Marc, accompagné de mon fiston qui en revint enchanté, à tel point que ce voyage l'incita à changer l'orientation de ses études pour se diriger vers l'ingénierie mécanique (ce n'est pas une blague).
Effectivement, si le moteur était quasiment complet, le cadre et la fourche également, quelques éléments demandaient un peu de travail avant de retrouver l'éclat du neuf. La principale question était de savoir si je me sentais capable d'en mener la restauration à bien, le prix n'étant pas le souci puisque Marc me la cédait à prix coutant. Et encore, ce n'est même pas certain.
Se posa alors la question du rapatriement, pas évident. Je réfléchissais aux moyens possibles lorsque Marc me contacta pour ma faire savoir qu'un de ses amis allait rejoindre sa famille en Bretagne et était d'accord pour m'apporter la Saro à Paris. Nous prîmes donc rendez-vous dans la capitale peu de temps après où je le rejoins. Ce fut assez exceptionnel de voir ce grand gaillard ouvrir le coffre de son break pour sortir à peu près tout ce qui s'y trouvait afin d'en extraire les pièces de la Saro disséminées aux endroits où il avait pu trouver de la place. Encore un grand merci à lui. Pour l'anecdote, j'effectuai à cette occasion l'aller-retour Monaco-Paris-Monaco en camionnette "non stop", en 22 heures. J'étais assisté pour l'occasion par mon fiston qui me fût d'un grand secours, puisqu'il dormit pendant tout le trajet.
J'en commençai la restauration il y a plus de quatre ans. Entre temps, Marc m'avait trouvé un deuxième moteur dans une bourse d'échange en Norvège pour un prix défiant toute concurrence. Moteur exactement du même modèle qui me fut bien utile pour compléter quelques pièces manquantes et choisir les meilleurs pièces des deux. Le délai de restauration peut sembler long, mais il faut savoir que je ne travaille dessus que les week-ends... ceux qui me restent libres, du moins.
Je ne vous détaillerai pas tous les détails de cette restauration qui commença par le décapage du cadre et de la fourche, bouchage des trous à l'étain, réfection de nombreuses pièces de la suspension, de la poignée d'accélérateur (tournante d'origine), des supports de garde boue (non conformes à l'origine mais qui lui donnent un aspect plus sportif) achetés chez Ronald Danis,ainsi que les poignées en caoutchouc comportant le logo "Saroléa", de la flasque de frein arrière fabriquée dans une plaque de protection de plaque chauffante, sans parler du rayonnage ou du réglage de la boite de vitesse qui demanda une bonne dizaine de démontages et remontages.
Certaines pièces sont des re-fabrications (phare et feu arrière, en provenance de chez Christian Boyer). Grosse galère pour la confection du circuit électrique... le pignon de sortie de boite et quelques bricoles refait d'après le n° de pièce sur le catalogue de 1935 par Jeff Perrot.
D'autres éléments ne sont pas d'origine : Cerclage de maintien du carter d'embrayage et disques d'embrayage de BSA, bouchon de réservoir de BMW "série 2".
Le réservoir d'essence, qui est bien un Saro, était percé et a été confié à "GT Grafic" à Saint-Laurent du Var qui à repris le perçage à l'étain, réalisé la peinture ainsi que celle du logo "Saroléa". Les tubes d'échappement ont été réalisés sur mes instructions par Martini-Concept à Beausoleil et le chromage par SNG à la Pointe de Contes (pour des tarifs vraiment concurrentiels).

Pour le moment, je suis en phase de "fiabilisation" et n'effectue que de courts périples. A la conduite, les premières impressions sont assez étranges, bien que je m'habitue très rapidement à l'inversion des commandes par rapport à mes "japoniaiseries" habituelles : La moto est extrêmement basse, donne l'impression d'être très longue et je me suis rendu compte que, en fait, il fallait la conduire en penchant le corps plus qu'en utilisant le guidon.
L'embrayage est extrêmement doux de maniement, de même que la boite. Reste à s'habituer aux différentes manettes d'air et d'avance qui me posent encore qu'elles problèmes d'habitude.
Chose étonnante, les suspensions : Malgré leur absence, à l'arrière, la moto est plutôt plus confortable que la Kawa S2 présentée ci-dessous ou de mon habituelle RDLC qui n'amortissent pas grand chose sur les petites bosses alors que sur la Saro, la selle à ressort est d'une efficacité que je ne soupçonnais pas.

Un grand merci à Marc, ainsi qu'à Alain Simansour qui m'a permis de prendre nombre de photos de sa propre machine, qui m'ont été bien utiles.


  Il y a bien longtemps que je n'ajoutais pas une moto à cette galerie.
Depuis qu'il est à la retraite, Jean-Paul Corbier s'ennuie. Aussi, entre deux expériences sur des dispositifs électroniques et la maintenance de ses différentes sites Internet, Jean-Paul récupère des épaves et le refait à neuf.
Si l'on en juge par l'état avant et après restauration, il est passé expert en la matière.
Comme Jean-Paul aime bien faire profiter les autres de ses expériences, il nous raconte la restauration de cette Z1000J sur son site http://restorez1000.jpcor.fr.
Si vous voulez tout savoir sur la restauration d'une telle moto, n'hésitez pas : Il y a vraiment tout. Je me demande même si Jean-Paul n'a pas passé plus de temps à narrer cette restauration qu'à la réaliser.
 

  Ce n'est pas sans émotion que j'ajoute ces quelques lignes à ce chapitre consacré aux restaurations puisque c'est en 2001 que Marc Boniface me contactait pour me demander des informations au sujet d'une Automotorette dont il venait de faire l'acquisition.
Joseph Colomer, au centre de la photo de gauche en avait été le premier propriétaire. Ce dernier habitait Thuir dans les Pyrénées Orientales ... tout comme le grand-père de Marc Boniface.

La photo de droite nous laisse apercevoir dans quel état elle se trouvait alors. Loin du neuf.

 
         

 

  Le moteur était alors à reconditionner totalement. Il a été sablé, réalésé, re-pistonné... remis à neuf.

Détail qui a l'air secondaire car on pense pouvoir y trouver une solution rapide : Les seules jantes ont nécessité trois essais différents avec autant de modèles inadaptés : La patience est bien la première des qualités demandée en matière de restauration.

Pour le reste, Marc lui a judicieusement conservé son "jus d'origine" qui lui donne tout son charme.

Nous sommes en 2006, au mois de novembre. Marc vient de m'envoyer un message pour me faire savoir que son Automorette fonctionne à nouveau. Il aura donc fallu 5 ans pour mener à bien cette restauration.

 

 

         

Pendant ce temps, c'est surtout une belle amitié qui, est née entre Marc, qui est vraiment un type fantastique (il faudrait, un jour, qu'il prenne le temps d'écrire ses voyages) et moi.

Et puis, cette Automoto ne compte-elle pas parmi les plus sympathiques "oignons" que nous connaissons ? N'est-ce pas, Didier ?


 

 

S'il a mis autant de temps pour restaure son Automoto, c'est peut-être aussi parce que Marc a été à l'origine de pas mal de rubriques : Après son Automoto, il a acquis, par la suite, une splendide Kawa A7-SS qui a fait l'objet d'un chapitre séparé.
Pour continuer dans l'éclectisme, Marc a restauré - le mot est faible - une Thomann à moteur Zurcher.
Quand on voit l'état de l'épave d'origine, on a une meilleure idée du travail accompli.

Pour l'anecdote, Jean-Marc est en train d'effectuer la mise au point de cette moto. Outre le fait que l'on ne trouvera aucune référence dans la "RMT", un des réglages consiste à déterminer le bon poids du ... flotteur de cuve. Qui bien sur, n'est pas inscrit, mais se détermine au gramme près !!!

 

 

         
Marc me demande de remercier, ici, Luc Manche, Jean-Marc Bruyère, Jean-Michel Spies et Didier Mahistre pour leur active collaboration pour la restauration (reconstruction ?) de cette moto.
Ce que je fais, évidemment, bien volontiers !

 

 

Arnaud m'en a beaucoup voulu ce matin : Hier soir, il était allé prendre des photos de sa Kawa S2 et je ne les avais pas encore mises en ligne. Quel père indigne !!!
Il faut bien dire aussi que depuis que nous sommes allés chez Marc, en Norvège, il ne voit plus la moto ancienne comme une curiosité, un truc de vieux "gaga", mais comme une nouvelle passion.

Cette Kawa a une histoire, puisque c'est par un ami que j'ai pu l'avoir. Ceci dit, il y avait pas mal de travail pour la remettre en condition de rouler. Ce qui ne se voit pas, c'est que le moteur a été entièrement reconditionné : pistons en provenance de chez Claude Rochefort (www.emac-moto.com), de même que les disques d'embrayage. Réalésage chez AMN (route de Canta Galet à Nice). Les carburateurs ont été reconditionnés avec des kits en provenance du Bazar de la Bécane (www.bazar-de-la-becane.fr).

 

 

         
La fourche a également représenté un gros morceau : Elle n'est pas d'origine, mais en provenance d'un 350 ou 400RD Yamaha. Il a fallu souder une butée sur le cadre pour éviter que les tubes ne viennent en contact avec le réservoir, mais surtout, le disque était rayé et l'étrier de frein absent. J'en ai trouvé chez Aulnay Motos Pièces (www.aulnaymotos.com), mais l'étrier était bloqué. Après être arrivé à extraire les pistons, il n'y avait plus moyen de les remettre en place. Aussi, c'est encore Claude Rochefort qui m'a indiqué la solution : Etrier Brembo et maître cylindre idoine.
Je tiens beaucoup à remercier Claude ici, car il a toujours été d'un concours précieux : Peu loquace mais très efficace. Car vous pouvez essayer d'avoir un renseignement auprès de Brembo-France, ils vous renverront chez un concessionnaire qui n'y comprend strictement rien.
Il a ensuite fallu réaliser une platine de support entre la fourche et l'étrier. Elle sera confectionnée dans un morceau d'aluminium mécanique (acheté chez Dégométal à Carros), découpée à la scie sauteuse pour dégrossir, puis à la lime.
Tous les éléments étant neufs, le liquide de frein est du liquide silicone en provenance de Restom (www.restom.net/), ce qui évite son oxydation dans le temps et est sans conséquence sur la puissance de freinage.
Pour ce qui concerne le "cosmétique", j'ai enlevé les quelques piqûres sur les chromes récupérables (comme les jantes) avec la classique laine de fer. Les pots, après avoir été ressoudés par mon beau-fils, et les autres accessoires ont été confiés à chromer chez Chromalux à Nice.

La housse de selle était déchirée et la mousse durcie par l'humidité et le soleil. La housse a été achetée chez BLG Sellerie qui, malheureusement, a fermé ses portes peu de temps après et la mousse a été réalisée par Sellerie Concept à Cap d'Ail.
La peinture a été réalisée pour un prix modique par la Carrosserie de la Mala à Cap d'Ail (04 93 78 49 05), les décals proviennent des USA (http://www.reproductiondecals.com). Paiement et livraison sans aucun problèmes, au passage. Enfin, les petits accessoires tels que caoutchoucs divers, cabochon de clignotant, durites d'essence, ainsi que le robinet d'essence proviennent de Mitik Motos (http://mitikmoto.chez-alice.fr).

A ce sujet, quel ne fût pas notre déception, lorsque nous nous apprêtions à enfin démarrer la moto, de voir le robinet d'essence fuir. Après de multiples tentatives pour y remédier, il a fallu se résoudre à en commander un neuf. Enfin, il y a une semaine seulement, ce fut l'instant de vérité. Avec toujours un serrement de gorge même lorsque l'on a tout fait du mieux possible. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque cette Kawa redémarra seulement au deuxième coup de kick.

Dernier petit détail résumant quasiment à lui seul ce que peut cacher une restauration lorsque l'on voit la moto enfin terminée : Le comodo phare + clignotant était complet, si ce n'est que le précédent propriétaire avait entièrement démonté tout ce qui concerne les clignotants. Ce qui est bien dans un sens, puisqu'ils étaient dans un état exceptionnel. Mais il avait démonté également le curseur métallique commandant les clignotants droite et gauche, introuvable. Curseur qui sera alors réalisé dans une patte dans un cache des fentes destinées à recevoir des cartes à l'arrière d'un ordinateur. Coudé et contre coudé "au pif", percé à la mini-perceuse, puis ajusté à la lime, rectifié dans tous les sens. Ca fonctionne. Mais rien que cette pièce aura demandé bien des heures de travail.


     
On a souvent tendance à peu s'attarder sur les cyclomoteurs. Trop courants, probablement, à notre goût. Phénomène accentué lorsqu'il s'agit ces bonnes vieilles Mobylettes.

Pourtant, lorsque leur propriétaire a mis autant de soin dans la restauration, qu'il y a forcément passé beaucoup de temps et que le résultat est aussi beau et sympathique que celui que nous présente Noël Bertrand, on ne peut que rester admiratif. Et, pour une fois, s'attarder quelques instants sur cette magnifique "AV68".

 
Au sujet de cette restauration, Noël Bertrand nous dit :

Quand j'ai acheté l'épave de cette AV 68, pas facile à trouver (!), la fourche (les tubes) était voilée et ça ne se voyait pas du tout car les caches en tôle étaient droits.
Lorsque j'ai tout démonté je me suis trouvé devant le dilemme fourche.
J'ai d'abord redressé les tubes et j'ai roulé un moment comme ça.
Puis je me suis dit que ce n'était pas très sérieux.
J'ai donc cherché une fourche en bon état. J'ai retrouvé des composants en neuf sauf un des caches arrondis en tôle (mais j'ai les vieux) et pas des tubes de fourches en bon état, que des ruines...
Là dessus j'ai alors pu dénicher une fourche complète neuve, tubes et caches, mais avec les caches en tôle version à "décrochement carré".
Comme le réservoir de ce modèle a lui aussi un décrochement carré, j'ai trouvé que ça ne choquait pas du tout.
J'ai gardé un moment la fourche d'origine redressée au fond du garage et un jour, par hasard, j'ai buté dedans. Je l'ai alors observée de près et je me suis aperçu qu'un des tubes était fissuré (sans doute au redressage) juste au niveau du "T" de fourche inférieur. Très dur à voir, juste à la soudure. Bon ça n'aurait pas cassé tout de suite mais quand même... Du coup je l'ai jetée.
J'ai soigneusement gardé les caches en tôle ronds d'origine neufs et aussi ceux de l'épave (pas très beaux mais restaurables). J'ai toujours eu la flemme de les remonter à la place des 'carrés". Il y avait déjà quelques de mois de boulot sur cette 68 et je saturais... Mais je les donnerai au puriste qui me la rachètera si un jour je la vends!
Pour l'instant je m'en sers tous les jours ou presque... C'est très jouissif et ça fait encore plus tourner la tête des passants que ma Harley avec ses drag pipes!
Concernant cette restauration de la AV 68, j'ai exprès voulu lui donner le côté "sport" de la selle biplace origine années 60 (absolument introuvable!) en magnifique léopard plastique bleu et le guidon plat, très "course".
C'est en souvenir de mes arsouilles contre les Flandria et autres Benelli de l'époque. C'était infernal. Il fallait rouler à plat ventre sur le réservoir des Bleues, planqué derrière le phare et même comme ça, en prenant tous les risques dans les descentes, les italiennes nous lâchaient rapidement.
Devant les filles c'était la honte...
Et mes parents ne voulaient rien entendre. C'était une Bleue ou rien!
Mais qu'est-ce qu'on rigolait!
J'ai aussi une 76 restaurée, celle qui est en photo à la rubrique argus du site Motobec France dans la série AV 7. Celle-là est entièrement d'origine (sauf poignées de refab et pédales. Mais j'ai les vieilles et on en trouve facilement des "d'origine" à caoutchouc blancs en neuf.


C'est un correspondant restaurateur, Jean-Paul CORBIER, dont j'avais fait paraître la moto dans "Avis de recherche" et qui a trouvé les renseignements désirés en partie grâce à cet avis, qui m'a ensuite envoyé des photos de sa moto, après sa restauration.

C'est ainsi qu'est née l'idée de cette rubrique "Avant / Après".

Comme c'est Jean-Paul CORBIER qui m'en a, en quelque sorte, donné l'idée, il est normal qu'il en ait la primeur.

Sa moto est une 125 ULTIMA F-125 de 1956. Son moteur, contrairement à la production habituelle de ce constructeur, n'est pas un Ydral, mais un Ultima. Le numéro de série du moteur, identique à celui de la partie cycle (ce qui ne serait pas le cas s'ils étaient d'origine différente) comporte d'ailleurs les lettres E et B, pour Etienne Billon, son concepteur, et par ailleurs propriétaire de la marque.
     
Cette moto est par ailleurs assez rare et correspond certainement aux derniers modèles fabriqués par cette marque.

Ce qui est bien dommage, d'ailleurs, puisque sa moto à l'air bien en avance par rapport à la concurrence de l'époque. Comme quoi ce ne sont pas toujours les meilleurs qui restent.

Jean-Paul m'ayant fait parvenir d'autres photos de sa moto, après restauration (réalisée en un temps record, d'ailleurs), je ne voudrais pas vous priver de pouvoir admirer son travail.


Forcément, lorsqu'il a eu fini de restaurer son Ultima, de mettre en ligne quelques sites, de s'occuper du Club des Motos et Scooters anciens de Roquebrune Cap-Martin (www.motoscootrcm.net), il a fini par s'ennuyer.

Alors il a dégotté une "semi épave" de "Honda-Four" (à gauche) pour en faire ce que vous pouvez admirer (à droite).
Plus intéressant, il nous raconte sa restauration et nous donne pas mal de détails et de tuyaux sur le site http://restorefour.jpcor.fr


J.L. Daligaud qui nous avait précédemment présenté sa 450 Honda de couleur bleu métallisé a depuis récupéré une 350 Honda et plus récemment une 650 Triumph T120. Une Bonneville, donc.

C'est cette dernière qui nous intéresse plus particulièrement aujourd'hui puisque, lorsqu'il l'a récupérée cette moto était complète mais à reprendre entièrement. Les photos à droite et à gauche en haut laissent apparaître des traces de rouille, des fuites d'huile, des coulures d'essence et un circuit électrique dans un état qui ne laisse rien présager de bon en ce qui concerne sa fiabilité.

Cette restauration, Jean-Louis va la réaliser en suivant les conseils et les cours de mécanique de Jean Marie Godin (à gauche, appuyé sur la Ducati jaune).

Les bonnes volontés n'étant jamais à négliger, Fabien (à droite, en train de s'occuper de la "Bonnie") viendra prêter main forte, tout en profitant également des cours de mécanique.

Tous vont donc participer à la réfection des différentes pièces, comme le carburateur en bas à droite dont on constate l'état avant et après révision qui permettront finalement à "Bonnie" d'aller retrouver celles qui l'ont précédé dans la collection naissante de J.L. Daligaud... en attendant la suite.


Alexandre vient de terminer la restauration de sa peu courante Styl'Son à moteur JAP 350 "latérales". La moto dont la date de sortie est 1929 est une deuxième main et La Rochelle est sa deuxième ville

Bien qu'il s'agisse d'une deuxième main, lorsque Alexandre l'a récupérée elle n'était pas en très bon état, comme les photos le démontrent,  puisqu'elle avait passé près de 50 ans dans une grange.
La roue avant était manquante ainsi que la boite de vitesse. Celle qui est montée actuellement n'est pas d'origine (de marque Sigmud au lieu de Burman).
Après les classiques passages en peinture "epoxy" de la partie cycle, nickelage et peinture de la carrosserie qui auront demandé 1 an et demi, il aura fallu encore 6 mois pour la mise au point. L'allumage, par exemple, aura causé bien des soucis. En effet, Alexandre avoue avoir réglé le moteur comme un 2 temps, en ne mettant pas le piston au bon point mort haut.

La boite a été à l'origine de nombreux soucis, outre un démontage en raison de fuites, le pignon moteur était décalé de 13 mm par rapport au pignon de boite. Il a fallu tailler au fil un cône au Ø plus gros et usiner la rainure de clavette.

Les soucis n'étaient pas pour autant terminés : Alexandre a voulu faire peindre le réservoir d'huile à l'epoxy. Il est ressorti en chou-fleur, au bout de 3 heures de soudures et de meulage. Finalement il a refait un tube au tour et taillé un bout de tôle, proprement soudé du côté le moins visible, et brasé de l'autre pour faire joli.

   

Après deux ans de travaux intensif (environ 3/4 heures 5 fois par semaine), la moto est prête à partir n'importe quand, et nous dit avoir réellement dessus un plaisir immense.

Alexandre, que vous pouvez joindre par mail à : stylson@wanadoo.fr tient à remercier ses potes Laurent pour les photos, Christian Perrin, carrossier à Voiron et Jérôme pour le sablage...

Ils ont en effet concouru à obtenir le magnifique résultat que l'on peut voir ci-dessous.

N.B. : Alexandre recherche actuellement tous les propriétaires de la marque Styl'son dans le but de créer un site dont la première vocation sera de fournir les renseignements techniques concernant la marque (monte, moteur etc...)
Et dans un deuxième temps, en fonction de l'évolution, pourquoi pas une amicale ou un club, des regroupements... on peut tout imaginer
Si vous possédez une de ces motos, envoyez lui un mail et il vous transmettra une fiche technique à remplir : stylson@wanadoo.fr


  C'est en janvier 2001 que Stéphane RABANY nous a contactés pour demander des renseignements concernant la restauration de son drôle d'engin : Un Poirier "Monoto" XW5 de 1953.

Apparemment, il n'a pas reçu beaucoup de renseignements à son sujet. Ce qui ne l'a pas empêché d'avancer son travail. Vous pouvez en juger vous-même en cliquant sur les photos correspondant à l'état de la moto avant (à gauche) et après restauration (à droite).

Travail plus que soigné, qui a inclus : Sablage, peinture (3 couches d'époxy avec passage au four), chromage et remontage. Avec, entre temps, un emballage soigneux des pièces.

Il va bientôt pouvoir rouler, puisqu'il ne lui reste plus qu'à y installer son moteur Ydral, qu'il a d'ailleurs trouvé par ailleurs.
Question propreté, qui dit mieux ?

Conclusion : Question Poirier Monauto, mais également peinture, vous pouvez contacter Stéphane Rabany (stephane@rabany.net) si vous éprouvez quelques difficultés à ce sujet.

En attendant de le voir sur la route, on peut lui tirer un grand coup de chapeau pour la qualité de son travail !

 
       
   

  C'est dans un autre domaine que l'on entre avec Jean-Michel SPIES. Presque dans une autre dimension ! Puisque Jean-Michel doit restaurer en une année à peu près autant de motos que ce que l'amateur comme vous et moi serions capables de faire en une vie.
Evidemment, vous l'aurez compris, Jean-Michel SPIES est un - excellent - professionnel dans le domaine de la moto ancienne.

Bien que la minutie de ses travaux l'ont amené à ne restaurer quasiment que des motos de très grande qualité, cela ne l'empêche pas d'avoir ses "coups de coeur", et d'avoir de la suite dans les idées.

La Saroléa modèle 23 D, 500 cm3 latérale de 1923 qu'il nous présente ici a en effet une longue et belle histoire :
Jean-Michel SPIES, qui habite en Belgique à 400 mètres du Luxembourg et à 500 mètres de la France, avait repéré cette moto il y a déjà 11 ans, au Grand-Duché de Luxembourg, à seulement 3 km de chez lui. Mais son propriétaire (la personne qui figure ci-dessous sur la photo, ne voulait pas s'en séparer). Bien qu'assez complète, elle n'était pourtant plus en état de rouler. Mais ce Monsieur avait ses raisons de vouloir la conserver puisque cette Saroléa avait été achetée, neuve, par son Grand-père, en 1923.

Jean-Michel Spies avait également ses raisons de vouloir l'acquérir, puisqu'en 1934, son propre Grand-père est devenu agent Saroléa à Athus et c'est à partir de cette époque qu'il a commencé à s'occuper de son entretien, étant devenu le garagiste de la famille de ce Monsieur, qui a maintenant 73 ans.
Ce dernier finit par se laisser convaincre, au début de l'année 2001, par la qualité des restaurations des autres motos de Jean-Michel et par son propre fils, qui a fini par le persuader qu'il valait mieux la vendre que de la laisser continuer de s'abîmer au fond d'une cave.

Le résultat final, je vous le laisse apprécier. Remarquez également la qualité sur la photo de l'étape intermédiaire où cette Saroléa est en cours de montage "à blanc".

 


J.M. SPIES
Grand-Rue 132 - BE 6791 - Athus - Belgique

Tél : +32 (0) 63.38.32.54
Fax : +32 (0) 63.37.18.43

   


J.M. SPIES
Grand-Rue 132 - BE 6791 - Athus - Belgique

Tél : +32 (0) 63.38.32.54
Fax : +32 (0) 63.37.18.43

   

Pas de photo "avant" pour la petite Motobécane de Valéna Martin. Mais on fera bien une exception, pour plusieurs raisons.
D'abord, parce qu'elle est trop belle cette "D45" avec sa remarque, non ?
Ensuite, parce qu'il y a des gens qui ont des motos. Prestigieuses, parfois. Ou bien sportives. Il y a en a qui ont des Vincent-HRD - les bienheureux - et d'autres qui ont des RG-500.
Et puis il y en a qui roulent. Valéna, elle, elle roule. Quels que soient les éléments : qu'il pleuvent, qu'il vente ou qu'il tempète, Valéna roule avec sa Cemec ou avec sa 'Tobec". Avec ce qu'elle a trouvé et restauré. C'est pour ça qu'elle mérite notre respect et qu'elle mérite que sa moto soit là.

 


  C'est encore Valéna Martin qui nous présente une splendide moto. Une Ratier, cette fois. Sommes toutes pas si courante.

Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en général, Valéna restaure ses motos avec peu de moyens, beaucoup de matière grise et pas mal d'huile de coude. Le résultat n'en est que plus remarquable.

Pour l'anecdote, prenez soin d'admirer les silencieux à double sortie. Je les trouve magnifiques.

 

  Restaurer une Griffon-Zedel 500 latérale de 1904, ça n'arrive pas à tout le monde. Et encore moins tous les jours. C'est ce que Jean-Marc Bruyère a eu la chance de pouvoir faire.

En regardant de près, certains trouveront à redire. Non pas pour le carbu, pas d'origine, puisqu'il s'agit d'une modification d'époque. Mais parce que, avant restauration, il s'agissait déjà d'une belle moto et que sa restauration, probablement, ne s'imposait pas.

 
         

Pourtant, si cette position est défendable, à force de laisser des motos "dans leur jus", on finit aussi par les laisser dans un coin, se dégrader lentement sans qu'on s'en aperçoive. Jusqu'au jour où le temps, poursuivant son oeuvre, commet l'irréparable.

Comprenez, alors, que la solution de restaurer ce genre de moto fort bien conservée se défend également.


Pour expliquer la restauration de sa Peugeot P55C, Francis BONNY a créé un site : http://francisb44.free.fr

N'hésitez pas à aller y faire un tour : Non seulement le site est très bien présenté mais, comme Francis doit n'est pas égoïste, il vous y fait profiter de sa propre expérience.


  Depuis octobre 2004, Benjamin m'a transmis quelques photos des motos qu'il envisage de restaurer.

Pas inintéressantes, puisque parmi celles-ci figurent une Peugeot "BIMA" à l'original entraînement par galet, bien que la roue arrière soit motrice. (photos à gauche et à droite).

 
         
  Moins complète est la Rhonyx de gauche, mais pas moins intéressante. Elle demandera sans doute plus de travail de restauration.

La belle Saroléa est par contre bien plus complète et son moteur à soupapes latérales fournit très probablement un couple très agréable pour se promener en toute tranquillité.

On a hâte de voir avancer les restaurations de ces motos. Je vous tiendrais informés lorsque j'aurais du nouveau à ce sujet.

 

Si vous avez vous aussi des photos de vos motos avant et après restauration, c'est avec plaisir que je les publierais ici. Si possible, transmettez moi le maximum de renseignements sur vos ?uvres et éventuellement les difficultés que vous avez pu rencontrer.

 


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